Valorisation de coproduits de la canne

A part la plantation industrielle, la canne à sucre tient une place importante dans l’économie malagasy surtout au...

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Production de canne à sucre

Production de canne (en Tonnes)

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Plantation de la canne

I - BOTANIQUE

1 Famille - Genre - Espèce

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Les avantages de la canne à sucre

Avantages environnementaux

- La canne à sucre contribue à l’atténuation de rechauffement...

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Situation actuelle de la filière

La filière sucre malagasy est formée par cinq sociétés sucrières dont 3 sont opérationnels, à savoir Namakia,...

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Marché du sucre

Semaine du 02 mars 2015

Pour cette semaine de 03 mars 2015, le cours du sucre, au niveau mondial, connaît encore une chute. A la fin de mois de février 2015, c’est-à-dire le 25/02/2015, le prix du sucre était de 371.6 $. Une petite augmentation de 1.24% a été constatée pour la journée du 26/02/2015. La chute a pris son rythme à partir du 27/02/2015. Le prix de sucre a été de 371.8 $ soit une baisse de 1.17 %. Pour la journée de 03/03/2015, le prix du sucre tombe encore. Il atteint le 367.1 $. Soit une chute de 1.28 % par rapport à la date du 27/02/2015.

prix maximal (en USD) 376,20
prix moyenne (en USD) 371,62
prix minimal (en USD) 367,10

Au niveau national, le prix du sucre connait également une hausse. En moyenne, le kilo du sucre coûte 2400 Ariary. La Région d’Androy détient le prix le plus élevé avec 3400 ariary le kilo. Et Analanjirofo garde le prix le plus bas où le prix du sucre tourne autour de 2200 Ariary.

 

Lundi31AoûtSemaine 36 | AristideOGibbeuse décroissante
Les avantages de la canne à sucre

Avantages environnementaux

- La canne à sucre contribue à l’atténuation de rechauffement climatique.

  • Elle détient une meilleure capacité d’absorption de dioxyde de carbone (CO2) par rapport aux autres plantes.
  • D’après une étude, un demi-hectare de canne absorbe 30 tonnes de CO2 et produit 21 tonnes d’Oxygène.

- Culture efficace contre l’érosion :

  • Elle protège le sol contre l’impact de la pluie.
  • Par le biais de sa racine, la canne à sucre est une plante fixatrice de sol.
  • Elle résiste également aux cyclones.

- Elle retient bien l’eau

  • Une bonne valorisation de l’eau a été constaté. Elle ne nécessite que 15 mm d’eau pour une tonne de canne produite soit 100 tonnes de canne nécessite 1500 mm d’eau (sous forme de pluie ou irrigation). On l’appelle cela, le rendement en eau ou efficience en eau.

- La bagasse fournit une source d’énergie bio et renouvelable en électricité

  • C’est le residu de la canne à sucre après avoir passé au moulin. Elle constitue le coproduit le plus valorisé de la canne à sucre. La plupart des usines sucrières n’utilisent que la bagasse pour obtenir de l’électricité. La cendre de bagasse peut être utilisée en agriculture en tant qu’amendement calcique, engrais phosphorique et potassique. Les écumes constituent une source organique considérable.

 

Avantages agronomiques et autres

La cendre de bagasse peut être utilisée en agriculture en tant qu’amendement calcique, engrais phosphorique et potassique. La pratique de la coupe verte à la récolte de canne à sucre permet :

  • de restituer en abondant mulch (couverture végétale morte) au sol ;
  • de réduire la dégration du sol ;
  • d’améliorer leurs qualités à long termes ;

Cette pratique permet aussi une meilleure consérvation de la structure de sols grace à une stabilité accrue des agrégats et une diminution des phénomènes de croûte de battance après de fortes pluies.

Au niveau de la faune et flore, les résidus de la récolte permettent :

  • une augmentation de la population de la faune microbienne, de la population de ver de terre, qui contribuent à l’amélioration de la qualité du sol notamment la porosité de sol.

La melasse

C’est à partir d’elle qu’on fabrique le rhum, l’alcool et l’éthanol en la fermentant. La mélasse est un sirop très épais et très visqueux, de couleur noir, constituant un résidu de raffinage du sucre extrait de la canne. Elle est très riche en minéraux et éléments nutrifs.

Etant un édulcorant complet et non raffiné, la mélasse remplace sucre et confiture. Diluée avec de l’eau, elle donne une boisson douce, nutritive et très digeste. (www.bienmanger.com)

Les vinasses : un bon fertilisant.

C’est un résidu liquide de distillation de la mélasse diluée ou du jus de canne, utilisé après fermentation pour la production de rhum. La vinasse permet essentiellement la fertilisation en potassium des cultures. Elle contient également des produits organiques et minéraux intéressants pour la nutrition des plantes et la biologie du sol. Il est nécessaire de compléter l’apport de vinasse par un apport azoté et phosphaté minéral.

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Madagascar: L’ONUDI s’investit dans la création de pépinières pour booster la production sucrière

(Agence Ecofin) - A Madagascar, l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) financera un projet de création de mini-sucreries. Destiné à s'étaler sur cinq ans, le projet sera lancé par la mise en place de pépinières recouvrant une superficie totale de 15 hectares dans trois régions du pays à savoir Miandrivazo, Vohémar et Anosy.
« La mise en place de ces mini-sucreries s'inscrit dans un projet pilote qui s'étalera sur cinq ans. Au cours de cette période, nous allons voir le seuil de rentabilité et élaborer une documentation qui sera mise à la disposition des opérateurs économiques intéressés » a déclaré le directeur général du Centre malgache de la canne et du sucre (CMCS), Gaetan Ramindo, qui a ensuite indiqué à L'express de Madagascar que l'objectif poursuivi est de voir le secteur privé reproduire le modèle mis en place dans le cadre du projet afin de booster la production sucrière de la grande île.
D'après le CMCS, Madagascar devrait produire 106 500 tonnes de sucre au terme de la campagne en cours.

 

voir l'article dans le site www.agenceecofin.com

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Sucre à Ambilobe

Appui de l’Union européenne

Madagascar fait partie des 18 pays exportateurs de sucre dans l’Afrique-Caraïbe et Pacifique ayant obtenu des allocations annuelles relatives aux mesures d’accompagnement du protocole sucre (Maps) ; ce qui garantit un accès préférentiel sur le marché éuropéen.

Le programme Maps est financé par l’Union européenne à hauteur de 15 milliards d’ariary ou 4 685 000 euros durant quatre ans. En 2013, le financement sucre était estimé à 4 767 000 euros et il poursuivra le premier projet de 2012. Le Maps s’étend de janvier 2013 à décembre 2016.

Ce programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie nationale d’adaptation du secteur sucrier à Madagascar. D’après Mahefa Andramanatsoavina, chef de mission Brl Ambilobe, il intervient dans cinq Communes d’Ambilobe et vise à réaliser les travaux de réhabilitation des infrastructures hydro-agricoles de la plaine de Mahavavy. Selon Petit-Jean Nicolas, du bureau d’étude Brl Madagascar dans la plaine de Mahavavy, les cultures de riz et de canne à sucre sont indissociables.

Les travaux de réhabilitation des infrastructures d’irrigation ont commencé en octobre 2013. Ces infrastructures devront être opérationnelles en 2018. Un projet qui s’étend sur une superficie de 19 241 ha dont 9 215 ha du domaine de la Société sucrière de la Côte Ouest de Complant de Madagascar et 10 026 ha du domaine des paysans.

Environ 5 000 producteurs bénéficient de ce projet mis en œuvre par Brl Madagascar et l’organisme non gouvernemental EFA (Ezaka ho fampandrosoana ny any Ambanivohitra).

D’après le chef de section développement rural, aménagement du territoire, sécurité alimentaire, environnement et aide d’urgence de l’Union européenne, Tom Leemans, quatre variétés locales de riz ont été utilisées et ont donné un rendement de sept tonnes par hectare après l’adoption de la technique de riziculture améliorée.

 

in La vérité n° 2014 du samedi 24 janvier 2015, p. 5
Auteur : D.H.R

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Filière sucre

Trois mini-sucreries à mettre en place

La campagne sucrière 2014/2015 a connu des perturbations. L’objectif est d’avoir à Ambilobe, à Namakia et à Morondava, une production de sucre de respectivement 63 000, 27 000, et de 16 500. La campagne marque également l’arrivée de nouveaux planteurs indépendants dans le site de Namakia, pratiquant depuis sa création la culture en régie mais qui vont recevoir pour la première fois la production des petits planteurs estimée à 3 000 tonnes de canne. A Ambilobe, selon l’estimation en début de campagne, 210 000 tonnes de canne seront livrés par les planteurs indépendants pour contribuer à la production de 63 000 tonnes de sucre, prévision de production de l’usine.

Une nette augmentation du rendement à l’hectare de 70 à 80 tonnes est notée pour les cannes vierges, si celui des cannes de premières repousses semble hétérogène, variant de 50 à 80 tonnes à l’hectare suivant l’entretien effectué par les planteurs. Compte tenu de la potentialité agronomique de Madagascar pour la canne à sucre, et dans le cadre de la promotion de la filière, qui constitue l’une des principales missions du centre, le Centre Malgache de la Canne et du Sucre (CMCS), met en place le projet de création de mini-sucrerie. Trois régions ont déjà été sélectionnées pour la mise en œuvre de ce projet pilote, à savoir les Régions Menabe, Sava et Anosy.

In Madagascar Matin n° 1681 du mercredi 28 janvier 2015, p. 6., Recueillis par FR.

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Commerce intérieur : Flambée des prix des produits locaux

Une forte hausse des prix des produits locaux est enregistrée dans la capitale, depuis le début de l'année. A l'instar des produits de première nécessité (PPN) tels que le riz, l'huile, le sucre, etc., les produits maraîchers sont également concernés par cette hausse de prix. Au grand marché d'Anosibe, les prix flambent depuis plus d'une semaine, les carrottes à 1000 ariary la pièce, la plupart des denrées alimentaires sont devenues hors de portée des ménages dont le pouvoir d'achat ne cesse de dégringoler. Questionnés sur cette situation, les marchands d'Anosibe expliquent que la montée des eaux dans la plupart des zones productrices est à l'origine de cette hausse des prix. Alors que les cultures maraîchères dans la capitale sont surtout localisées du côté de l'Antsimondrano, une grande partie des terres cultivées dans ce district ont été inondées en raison des pluies incessantes, notamment à Anosizato et à Tanjombato. Dans la région Vakinankaratra, qui ravitaille Antananarivo en produits maraïchers, les légumes se font rares dans plusieurs communes, selon les informations recueillies.

Hausse de 1,3% du prix à la consommation

Le prix à la consommation à Antananarivo a connu une hausse régulière depuis le quantrième trimestre 2014, selon les chiffres officiels de l'Institut National de la Statistique (Instat). La dépréciation de l'ariary enregistrée en juin 2014 est à l'origine de la hausse des prix dans le pays, selon les explications reçues. Mais malgré une réévaluation progressive de l'ariary observée depuis janvier, les prix n'ont pas baissé sur le marché intérieur. Le transport des produits pose problème en raison de la période cyclonique, a-t-on indiqué. Par ailleurs, la hausse des prix à la pompe du carburant à la fin de l'année dernière est également un autre facteur de la flambée des prix actuelle.

Selon le dernier rapport de l'Instat, l'indice des prix à la consommation à Antananarivo a connu une hausse de 1,3% au mois de décembre 2014 et le prix global à la consommation a connu une hausse de 2,25 % au cours du dernier trimestre 2014. D'une manière générale, le prix des produits locaux ont connu une hausse de 1,3% et contribue largement à 78,9% à la variation des prix sur l'ensemble du territoire national.

Georges R.

In Les Nouvelles n° 3316 ; Dossier Reflet du vendredi 13 février 2015, p.

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Historique des établissements sucriers de Madagascar

Quand on interroge les gens, concernant notre usine sucrière, leurs réponses ne sont pas claires du tout. En un mot, peu de gens ne savent l’histoire de notre complexe sucrier. Beaucoup pensent toujours que c’est la SIRAMA qui exploite encore les trois usines sucrières actuellement. Mais en réalité les trois usines fonctionnelles actuellement sont gérées par un groupe chinois dénommé Complant. Voici donc l’histoire de notre complexe sucrier.

I - La SIRAMA

En 1920, le groupe SCOA (Sucrerie de la Côte Ouest d’Antsiranana) a mise en place une société sucrière dénommée CASNB à Nosy Be.

En 1930, le groupe BANAFOUX & MIOUIN BERGER a installé à Brickaville la Société Sucrière de la Côte Est.

En 1935, le Groupe Raffineries du Sucre de Saint-Louis de l’Ile de la Réunion, a mis en service la Sucrière Marseillaise de Madagascar implantée à Namakia (SMMN).

En 1949, Groupe Les Raffineries de Sucre de Saint-Louis » créa la Société Sucrière de la Mahavavy (SOSUMAV) à Ambilobe dont la première campagne fut réalisée en 1953.

En 1961, la Compagnie Générale de Participation et d’Entreprise (CEGEPAR) a absorbé la CASNB pour la constitution de la Sucrerie de Nosy-Be (SNB).

En 1968, la Sucrerie de Nosy Be et de la Côte Est (SNBCE) fut créée à la suite de la fusion CEGEPAR de Nosy Be et la Sucrerie de la Côte Est (SCE) Brickaville.

En 1973, la SOSUMAV a absorbé les Sucreries Marseillaises de Madagascar installées à Namakia pour ne faire qu’une seule et unique Sucrière de Mahavavy, SOSUMAV couvrant ainsi deux établissement, celui de Namakia et Ambilobe.

En 1976, suite aux ordonnances n° 76-052, 76-053 et 76-054 du 29 décembre 1976, la société Siramamy Malagasy a été créée sous forme de société d’Etat régit par le droit commun des sociétés anonymes issue de la nationalisation de la Sucrerie de la Mahavavy.

En 1979, l’Etat devient actionnaire majoritaire de la Société SNB-CE et le 19 mai 1987, l’assemblée générale extraordinaire approuve la convention de la fusion – absorption de celle-ci pour former l’actuelle SIRAMA.

A par son siège sui se trouve à Isoraka Antananarivo, elle est dotée de quatre établissement : Ambilobe – Namakia – Nosy Be – Brickaville et de trois agences : Antsiranana – Mahajanga – Toamasina.

En 1983, le complexe sucrier SIRANALA (SIRAMAIN’ANALAIVA) a été créé par arrêté n°357/83 du 21 janvier 1983.

En 1996, la SIRAMA faisait partie de la liste des sociétés à privatiser.

En 2001, la crise politique qui a secoué le pays après l’élection présidentielle du 16 décembre 2001 a paralysé complètement la SIRAMA jusqu’à la suspension temporaire de ses activités de janvier à juin 2002…

En 2003, transformation de la SIRAMA en Société Anonyme (30 mai 2003)

Mise en place d’un conseil d’Administration, Nomination du Président Directeur Général

Les quatre établissements

A – Ambilobe

La sucrerie d’Ambilobe a été créée en 1949 par le Groupe des Raffineries de sucre de Saint-Louis. La sucrerie a réalisé sa première campagne en 1953. L’etablissement d’Ambilobe est implanté à 160 km au sud d’Antsiranana à Ankarana et faisait partie de la SOSUMAV nationalisée en 1976. Le domaine occupe une superficie de 14 000 hectares si la superficie sous canne est de 6 000 ha.

B – Namakia

La sucrerie de Namakia a été mise en service en 1935. Elle faisait partie de la SOSUMAV nationalisé en décembre 1976. L’établissement de Namakia est implanté à 70 km à l’ouest de Katsepy sur les plaines alluviales de la Mahavavy sud.

Le domaine de l’Etablissement de Namakia couvre une superficie totale d’environ 8 900 hectares dont 3 400 ha sont cultivables en cannes et 900 ha aménagés en rizières. Les terres cultivables sont constituées d’alluvions récentes particulièrement fertiles, toutefois elles doivent être dessalées avant d’être mises sous culture.

C – Nosy be

La sucrerie de Nosy be a été mise en service en 1923. Elle faisait partie des SNBCE absorbée par la SIRAMA le 17 mai 1987.

L’usine est implantée à Dzamandzar, sur l’île volcanique de Nosy Be à 100 km environ au sud-ouest d’Ambilobe.

Le domaine de l’établissement de Nosy Be couvre une superficie totale d’environ 6 300 ha dont 2 250 ha sous canne. Les champs sont disposés dans des reliefs accidentels.

D- Brickaville

La sucrerie de Brickaville a été mise en service en 1930. Elle faisait partie des SNBCE absorbée par la SIRAMA, le 17 mai 1987. L’établissement de Brickaville est implanté à Maromamy, à 250 km à l’est d’Antananarivo et à 100 km au sud ouest de Tamatave. Le domaine de l’établissement de Brickaville couvre une superficie totale d’environ 3 200 ha. Les superficies exploitées pour les cultures de cannes avoisinent les 1 200 ha dont 40 % de terres louées.

II – LA SUCOMA

Le complexe sucrier SIRANALA (SIRAMAIN’ANALAIVA) a été créé par arrêté n°357/83 du 21 janvier 1983. L’usine d’Analaiva est implantée dans la Région Morondava (Sud Ouest de Madagascar) et le domaine couvre plus de 6 000 ha de terrains marécageux constitué essentiellement de sable roux. La canne y est plantée dans des plots d’une superficie d’environ 70 ha chacun et l’irrigation se fait avec des pivots, lesquels sont alimentés en eau à partir du barrage de DABARAHA et des forages réalisés àl’intérieur du domaine. Environ 21 00 ha sont sous canne. Les possibilités d’extension sont importantes mais cela nécessite des travaux énormes d’aménagement.

Le site du SIRANALA a été géré par la SUCOMA, suivant un contrat de location-gérance signé avec l'Etat Malagasy depuis le 20 juin 1997, pour une durée de 15 ans renouvelable.

III - OUEST SUCRE OU SUCOCOMA

Compte tenu des fortes dégradations des appareils de production et de la situation financière des établissements sucriers d’Ambilobe et de Namakia, le gouvernement de la République de Madagascar a décidé de mettre en location gérance ces établissements afin de remettre à niveau leur production et d’assurer une gestion optimale de leur exploitation.

Le 04 juin 2007, la Groupe Complant, une société chinoise a remis une proposition pour la location gérance desdits établissements et le gouvernement malgache a accepté cette proposition qui apour une durée de vingt ans à partir du 01 janvier 2008 au 31 décembre 2027.

La campagne a bien débuté au mois de juillet 2009.

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Valorisation de coproduits de la canne

A part la plantation industrielle, la canne à sucre tient une place importante dans l’économie malagasy surtout au milieu rural. Beaucoup de paysans la plantent pour fabriquer seulement de sucre artisanal et du rhum artisanal. Elle se vend également au marché sous forme de canne de bouche. Dernièrement, des marchands de jus de canne, avec de presse manuelle, gagnent du terrain. On les rencontre aux divers endroits fréquentés par la population comme aux marchés, aux différents stationnements de voiture de la Capitale, aux terminus du bus… En d’autre terme, la valorisation de la canne à sucre est limitée. Beaucoup ignorent encore la potentialité économique qu’elle renferme.

Feuilles de cannes

Feuille de canne Comme dans tous les pays producteurs de canne, la valorisation de feuilles de canne se fait à travers le recyclage pour fertiliser le champ. Durant la phase de coupe, Les paysans laissent les feuilles aux champs. Ces feuilles se décomposent petit à petit. Ces feuilles mortes deviennent alors un composte très riches en matière organique et biologique. La plupart des paysans les utilisent également pour alimenter leurs cheptels de bovidés. Cela constitue souvent de différends entre planteurs de canne et éleveurs. Durant la période sèche, certains éleveurs pâturent intentionnellement leurs troupeaux aux champs de cannes, durant la nuit.

Bagasse

bagasseLa bagasse est obtenue à partir de l’extraction du jus de canne. C’est le résidu de la canne à sucre après avoir passé aux moulins. Elle constitue l’un des coproduits le plus valorisé de la canne à sucre. La plupart des usines sucrières n’utilisent que la bagasse pour obtenir de l’électricité. En fait, après l’extraction de jus de canne, la bagasse est transportée par un convoyeur vers la salle de chaudière où des mètres cubes d’eau vont être chauffés. Elle sert de combustible. La vapeur obtenue permet de faire fonctionner de turbines et d’alternateurs. Pour Ambilobe, trois turbines ont été installés. Cela génère de courants électriques suffisant pour l’usine et pour les villages implantés autour du complexe sucrier.

D’autres pays producteurs exportent l’excédent de bagasses de l’industrie sucrière vers leur réseau électrique national, comme le cas de l’Ile de la Réunion, de Guadeloupe ou bien de l’Ile Maurice. Cela permet à ces pays, une couverture électrique de 15 à 40 %. Tandis qu’à Madagascar, des études sont en cours.

En général la bagasse représente 30 % de la masse totale de la canne à sucre. Et 250 kg de bagasses produisent 220 kwh d’électricité.

Il est possible aussi d’utiliser le cendre de bagasse comme amendement pour la fertilisation du champ de canne.

D’autres valorisations plus avancée ont été constatée dans différents pays. Cela nécessite une très haute technologie. Certains pays arrivent à transformer la bagasse en panneaux d’agglomérés comme le bagapan, en pâte à papier ou en matière textile comme le cas des Etats-Unis, de Cubas, l'Ile de la Réunion…

Actuellement, la bagasse constitue la matière première de fabrication des emballages alimentaires. L’utilisation de la bagasse dans ce sens est une alternative idéale au plastique et consort. Les emballages alimentaires en bagasse est biodégradable en un temps très court.

La mélasse

Melasse d'AmbilobeAprès la bagasse, la mélasse est le deuxième coproduit de la canne obtenu après la phase de cristallisation. La mélasse est un sirop très épais et très visqueux, de couleur noir, constituant un résidu de raffinage du sucre extrait de la canne. Elle est très riche en minéraux et éléments nutritifs.

Son utilisation est multiple. C’est à partir d’elle qu’on fabrique l’alcool, le rhum et l’éthanol en la fermentant. Etant un édulcorant complet et non raffiné, cette mélasse noire remplace sucre et confiture. Diluée avec de l’eau, elle donne une boisson douce, nutritive et très digeste. (www.bienmanger.com)

Mélangé ou non avec la bagasse ou autre provende, elle constitue une base alimentaire très riche en divers vitamine et oligo-éléments pour les animaux.

La vinasse

La vinasse est le résidu obtenu après la distillation de la mélasse. C’est un coproduit de la canne à valoriser également. L’utilisation de la vinasse comme fertilisation est très fréquente dans divers pays producteurs de sucre. Ce résidu est très riche en potassium. Un apport en azote et en minéral est quand même nécessaire. La vinasse est caractérisée par un taux d’acidité élevé, une importante charge organique et une température élevée. Cette température  peut atteindre le 98°C.

Les écumes

EcumesLes écumes constituent une source organique considérable Ce sont de résidus de filtration de la boue issue de la décantation du jus de canne chaulé. La plupart des planteurs et paysans se servent des écumes comme engrais. L’utilisation des écumes permet une bonne fertilisation phosphatée de la culture. Ils sont utilisés également pour l’alimentation animale et pour d’autre produit cosmétique et/ou pharmaceutique à partir de la cire d’écumes.

 

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Echo de presses

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Industrie sucrière – Dzama débute la réhabilitation de la Sirama
Présentation officielle de la compgnie Vidzar repreneur de la Sirama Brickaville et Nosy Be... lire la suite 

 

L'Express de Madagascar

Industrie sucrière – Dzama reprend deux usines de la Sirama
La Sirama Nosy Be et la Sirama Brickaville resteront malgaches. La compagnie Vidzar... lire la suite 

 

Malaza

Coût de la vie : Enchérissement du prix des PPN sur le marché

Un malheur ne vient jamais seul, selon un adage bien connu. C’est ce que s’accorde à dire la ... Lire la suite

 

 

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